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Rektorats Reden © Prof. Schwinges

Allocution du professeur Eric Jeannet

recteur
Mesdames et Messieurs,

Soyez toutes et tous les bienvenus.

Nous avons l'honneur de saluer personnellement:

Monsieur Pierre Aubert, conseiller fédéral;

Monsieur Jean-Claude Barbezat, président du Grand Conseil neuchâtelois;

Monsieur André Brandt, président du Conseil d'Etat, accompagné du Conseil d'Etat in corpore;

Messieurs les conseillers d'Etat Pierre Dubois, Jacques Béguin, René Felber et Jean Cavadini, chef du Département de l'instruction publique;

Monsieur André Sieber, préfet des Montagnes.

Nous sommes honorés de la présence de:

Madame et messieurs les représentants neuchâtelois aux Chambres fédérales;

Mesdames et messieurs les députés au Grand Conseil neuchâtelois;

Mesdames et messieurs les représentants des autorités communales des villes et villages du canton;

Monsieur le directeur de l'Office fédéral de l'éducation et de la science;

Monsieur le secrétaire général de la Conférence universitaire suisse;

Madame la secrétaire générale de la Conférence universitaire romande;

Monsieur le secrétaire général du Fonds national de la recherche scientifique.

Nous sommes sensibles à la présence des représentants des universités soeurs:

Besançon, Berne, Fribourg, Genève, Lausanne, Saint-Gall, Zurich, et de l'Ecole polytechnique de Lausanne, de même

qu'à celle des représentants des associations culturelles, des établissements d'enseignement de la région, de nos docteurs honoris causa, des membres du Conseil de l'Université, du Conseil rectoral et des représentants des associations d'étudiants.

C'est avec une grande joie que nous reconnaissons tant de visages de collègues, de chargés de cours, de chefs de travaux, d'assistants, de collaborateurs scientifiques, techniques, administratifs et même d'étudiants.

Mesdames et Messieurs,

Il y a dix ans, à quelques jours près, notre Dies 1971 était aussi honoré de la présence d'un conseiller fédéral. M. Hans-Peter Tschudi était, en effet, venu à Neuchâtel pour l'inauguration officielle de la Cité universitaire, Il y avait prononcé un discours sur «L'Université de Neuchâtel dans le cadre de la politique universitaire suisse», discours qu'il concluait ainsi:

«Les espoirs que je place en la position future de l'Université de Neuchâtel se concrétiseront si la population et les autorités du canton continuent à vouer au développement de leur haute école un soin vigilant et s'ils sont prêts aussi à faire les sacrifices financiers correspondants, forts de l'idée qu'elle représente l'institution la plus noble et la plus importante pour l'avenir du canton. Mais l'Université elle-même influencera de manière plus décisive encore son destin: par la qualité de l'enseignement et de la recherche de ses professeurs et l'enthousiasme des collaborateurs et des étudiants.»

Il n'appartient, évidemment, qu'à M. Tschudi de dire dans quelle mesure ses espoirs sont satisfaits. Je m'efforcerai, dans la première partie de cette allocution, d'apporter quelques éléments permettant d'imaginer quelle serait la réponse de notre ancien conseiller fédéral.

Le Dies academicus 1971 revêtait un caractère exceptionnel, car à l'inauguration de la Cité universitaire s'ajoutait la mise en vigueur d'une nouvelle loi témoignant de la volonté d'ouverture de l'Université, loi portant sur la réorganisation des autorités universitaires.

M. François Jeanneret, à qui l'Université doit tant, mentionnait dans son allocution les quatre questions que se posait, et nous posait, le chef du Département de l'instruction publique d'alors:

— Quelle doit être, pour les hautes écoles, la collaboration entre les cantons et la Confédération?

— Ce canton peut-il saisir en tous ses aspects le complexe développement de la recherche et des sciences?

— L'Université de Neuchâtel, l'Université en général, a-t-elle avec la terre qui l'a vue naître et qui l'a nourrie, de justes rapports de confiance?

— Quel est le sens profond de l'interrogation de la jeunesse à qui, ici, est transmise la connaissance?

Les problèmes fondamentaux ayant ainsi été formulés dans toute leur simplicité, avec une citation de Camus à la clef:

«Les affaires humaines sont complexes dans leur détail, mais simples dans leur principe», il ne restait qu'à les résoudre... Il s'est trouvé, en Suisse, dans ce canton, dans cette université, des personnalités venues de tous les horizons, qui non seulement ont trouvé des solutions, mais ont eu à coeur de les mettre en oeuvre. Dix années s'étant écoulées, il est permis de faire le point.

La collaboration entre les cantons et la Confédération, dans le domaine universitaire, trouve son expression légale dans la loi d'aide aux universités, loi qui date de 1968.

Je ne ferai pas ici l'historique de la politique universitaire suisse de ces dix dernières années. Je me bornerai à rappeler que si le peuple suisse a rejeté, en mai 1978, à la suite d'un référendum, une nouvelle loi sur l'aide aux universités et à la recherche, nous avons tout lieu de nous réjouir de deux accords récents:

Le 1er janvier de cette année, un concordat entre cantons universitaires et non universitaires est entré en vigueur, Il prévoit que chaque canton paiera une somme de 3000 fr. par année pour chacun de ses ressortissants qui étudie dans une université d'un autre canton. Dans trois ans, cette somme s'élèvera à 4000 fr., puis à 5000 fr. Si la somme totale payée par les cantons non universitaires aux cantons universitaires, 37 millions en 1981, reste faible en regard des subventions fédérales pour les dépenses de fonctionnement, 194 millions cette même année, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un accord de principe important, que l'on saluera d'autant plus chaleureusement qu'en certains lieux il a fallu en obtenir la ratification par une consultation populaire. Pour Neuchâtel, l'effet de ce concordat apporte actuellement un financement de l'ordre de 550000 fr. par année; il s'agit du bilan, car notre canton doit aussi payer pour les étudiants neuchâtelois accomplissant leurs études ailleurs, en médecine notamment, Il se trouve malheureusement que nos recettes n'en sont pas augmentées pour autant, car, comme vous le savez, les subventions fédérales sont diminuées et ceci compense cela pour notre budget.

L'autre accord est la mise sur pied d'une commission de planification universitaire dans le cadre de la Conférence universitaire suisse. Chaque université y est représentée par un responsable de sa direction ou de son équipe de planification; elle est présidée par le professeur Heer, ancien recteur de l'Université de Genève. li convient de préciser que cette commission n'est pas un organe de la Confédération, mais des cantons et des universités, puisque ses membres sont nommés par le Comité de la Conférence universitaire suisse et que son président est désigné par la Conférence des recteurs. Mentionnons que le Fonds national y est aussi représenté.

Cette commission de planification universitaire a déjà un succès à son actif. Elle a obtenu l'accord des universités et des écoles polytechniques fédérales sur le point suivant: toutes les hautes écoles établiront désormais leurs plans de développement pour des durées identiques, quatre années, selon un même calendrier et selon un schéma commun. Les projets des hautes écoles seront connus au même moment et pourront être discutés parce qu'ils seront comparables. Actuellement, chaque faculté prépare un plan d'intentions pour les années 1984 à 1987; ces plans seront homogénéisés au début de l'année prochaine au niveau du rectorat, soumis au Conseil de l'Université et au Conseil rectoral, puis remis à la Commission de planification universitaire pour les premières comparaisons; ensuite, des plans chiffrés seront établis pour l'automne de l'année prochaine par chaque haute école.

Ainsi, l'évolution des politiques cantonales et celle des idées au sein des universités tend à promouvoir des solutions fédéralistes. Non pas celles d'un fédéralisme défensif, mais celles d'un fédéralisme actif.

La deuxième question, celle de savoir si le canton pouvait saisir en tous ses aspects le complexe développement de la recherche et des sciences, a elle aussi reçu des réponses positives. Il convient de souligner ici le rôle important joué par le Conseil de l'Université, qui proposait en 1974 la création d'un Institut de microtechnique à la Faculté des sciences, afin de consolider l'enseignement et la recherche dans cet important domaine. Cette initiative a permis à Neuchâtel de jouer un rôle de catalyseur dans la création de la Fondation suisse pour la recherche en microtechnique, fondation dont les locaux seront inaugurés officiellement vendredi prochain. Le même Conseil de l'Université, présidé par M. Pierre Aubert jusqu'à sa nomination au Conseil fédéral, devait aussi rendre un service de premier ordre à notre université, en faisant rédiger par une commission de prospective

ad hoc un important rapport intitulé «Propositions pour l'avenir de l'Université de Neuchâtel». Ce rapport, daté d'août 1978, est un document dont le rectorat s'inspire lors de l'énoncé de directives pour la préparation des budgets. Les projets de l'Université, énoncés dans le plan directeur du rectorat, à savoir la priorité donnée au développement de l'enseignement des langues, à la microtechnique, à l'informatique et aux sciences économiques, a reçu un accueil favorable des autorités politiques qui ont toujours soutenu les demandes de l'Université.

Quant à la troisième question, celle des relations de confiance entre l'Université et le pays, elle a reçu une réponse chiffrée le 21 février de cette année, lorsque le peuple neuchâtelois nous accordait, par 7605 voix contre 4223, la possibilité de construire, sur les Jeunes Rives, un bâtiment pour la Faculté des lettres. Mais la confiance n'est pas un phénomène spontané; il ne suffit pas de la mériter, il faut encore informer si on veut l'obtenir. C'est l'occasion de souligner le rôle essentiel joué par la presse du canton dans l'information objective et régulière de la population. Si je réitère aujourd'hui les remerciements de l'Université au peuple neuchâtelois et à ses autorités, je les étends, entre autres, à l'impartial, à la Feuille d'Avis de Neuchâtel et au Bulletin officiel de la Ville de Neuchâtel.

Enfin, la quatrième question avait trait au sens de l'interrogation de la jeunesse. M. François Jeanneret la posait en une période de crise de la jeunesse estudiantine. Je ne saurais développer ce thème ici; je tiens toutefois à constater que si des problèmes existent toujours (et il en a toujours été ainsi), il n'existe pas de conflit actuellement. Lorsque je présente l'Université de Neuchâtel, j'ai pris l'habitude de dire qu'elle comprend 1926 étudiants dont 1925 sujets de satisfaction, laissant ainsi à un éventuel mécontent irréductible le loisir de s'identifier. Il faut bien constater que, là où la jeunesse manifeste, trop souvent violemment, les étudiants ne sont plus le fer de lance des manifestants. Dès lors, la question que l'on doit se poser est celle de savoir si la jeunesse la moins privilégiée n'a pas été un peu mise de côté par rapport à d'autres catégories socio-économiques. Nous sommes trop conscients des difficultés qui existent dans certaines villes de notre pays pour nous glorifier de la sérénité qui existe chez nous. Ce serait nier les faits que de ne pas souligner l'effort considérable réalisé dans ce canton pour la formation prof essionnelle, mais soyons conscients qu'un effort doit encore être accompli du côté des équipements sportifs.

Nous considérons donc le bilan de ces dix dernières années comme globalement positif. Certes, nous le devons à la sollicitude

de nos autorités, à la compréhension du peuple neuchâtelois, aux efforts constants de nos collègues, des membres du corps intermédiaire, des collaborateurs scientifiques, administratifs et techniques et à l'intérêt des étudiants pour leurs études.

Mais nous le devons avant tout à un climat de confiance, à quelques personnes qui ont considéré que l'Université était aussi leur affaire et se sont attachées à la faire connaître et au besoin à nous faire part de leurs critiques. C'est parce que le climat de confiance est bon que nous pouvons envisager l'avenir, qui ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, avec sérénité.

Mesdames et Messieurs,

Je terminerai mon allocution en mentionnant brièvement quelques faits saillants de l'année universitaire 1980-1981. Une rétrospective plus détaillée et une vision plus complète des activités de l'Université seront publiées dans les Annales de l'Université, qui paraîtront à la fin de l'année.

Je dois tout d'abord, avec regret, mentionner trois décès. M. Albert Gilliard, chargé de cours à la Faculté des lettres, responsable de la formation des orthophonistes, a succombé à une maladie cardiaque en montagne à fin juillet. M. Jean-Louis Bayard, étudiant en sciences économiques, s'est tué dans un accident d'automobile au mois de mars, et Me Anne-Lise Krenger, étudiante en lettres, s'est noyée au mois d'août. L' Université gardera de cet enseignant et de ces deux étudiants, disparus dans des circonstances tragiques, un souvenir ému.

Si, lors du dernier Dies academicus, l'Université s'honorait en remettant un titre de docteur honoris causa à Mlle Gabrielle Berthoud et à MM. Olivier Clottu, Gérard Bauer, Georges Mangenot et Jean-François Egli, elle s'honorait une sixième fois en remettant ce titre à M. Friedrich Dürrenmatt, le 5 janvier, lors d'une cérémonie organisée de concert avec le Conseil d'Etat, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'homme de lettres.

Le 2 juillet, cette fois en collaboration avec le Gymnase cantonal de Neuchâtel, une manifestation était organisée en l'honneur du philosophe Samuel Gagnebin, qui entrait alors dans sa centième année.

Sur le plan de l'enseignement, je me limiterai à citer deux cours interfacultaires ouverts largement au public, un cours sur l'énergie et un cours sur la théorie de la culture.

Cette rétrospective de l'année écoulée doit encore mentionner l'incendie qui a ravagé le bâtiment des instituts de chimie et de métallurgie structurale, le samedi 16 mai, vers 23 h. 45. A ce jour, nous avons une vue assez claire des dégâts et des

coûts. En résumé, ils se présentent ainsi: environ quatre millions et demi pour le bâtiment lui-même, la même somme pour les appareils et le mobilier, et environ un million pour les nettoyages, le déblaiement et les frais de chantier. Le coût total atteindra donc dix millions de francs, dont environ neuf millions sont couverts par les assurances. Les améliorations que l'on doit apporter au bâtiment pour éviter qu'un incendie se propage de manière aussi dramatique ne sont évidemment pas couvertes par les assurances. Il en coûtera à l'Etat, compte tenu des subventions fédérales, une somme de Fr. 500000 à 600000.-.

L'Université prend aujourd'hui congé, totalement ou partiellement, de quatre de ses maîtres: M. François Clerc, ancien recteur, professeur de législation pénale, M. Jean Rychner, ancien vice-recteur, professeur de langue et littérature médiévales, M. Philippe Müller, professeur de philosophie générale et psychologie, et M. Hugo Mühlestein, professeur extraordinaire de philologie mycénienne et homérique.

M. Hans-Peter Benöhr, professeur de droit romain et d'histoire du droit, appelé par l'Université de Vienne, nous a quittés au printemps, et M. Ernst Lichtenhahn, professeur extraordinaire de musicologie, a été appelé par l'Université de Zurich. D'autres, plus compétents que moi, ont déjà eu l'occasion de rappeler les travaux de ces collègues et d'en dire les mérites, mais je veux saisir l'occasion de cette cérémonie pour leur exprimer toute la gratitude du rectorat et de I' Université.

Mais, lorsque les uns se retirent, d'autres leur succèdent, et je souhaite la plus cordiale bienvenue aux nouveaux professeurs qui ont été nommés cette année. Ce sont: en Faculté des lettres, M. Gilles Eckard, professeur de langue et de littérature françaises du Moyen Age, M. René Jeanneret, directeur de l'Université du 3e âge, M. Pierre Marc, professeur de pédagogie, M. Bernard Py, professeur extraordinaire de linguistique appliquée; en Faculté des sciences, M. Yves Baer, professeur de physique de la matière condensée, qui succède à M. Claude Jaccard, appelé l'année dernière à la direction de l'institut fédéral du Weissfluhjoch sur Davos, M. Gaston Fischer, professeur extraordinaire de physique du globe, qui succède à M. Jacques Bonanomi qui a demandé à être déchargé de son enseignement, M. Michel Aragno, professeur de cryptogamie et bactériologie, M. Werner Marty, professeur de chimie inorganique (ces deux collègues étaient jusqu'alors professeurs assistants); en Faculté de droit et des sciences économiques, M. Carlo Cannata, professeur de droit romain et d'histoire du droit.

Vous me pardonnerez d'arrêter ici cette énumération, qui ressemble à un communiqué d'état civil. Bien entendu, ce ne

sont pas les seules mutations survenues à l'Université, et j'associe à mes souhaits de bienvenue tous les nouveaux collaborateurs de notre alma mater.

J'ai mentionné dans la première partie de mon allocution la loi de 1971 sur la réorganisation des autorités universitaires. Les mandats des différents organes ont des durées différentes: quatre ans pour les membres du rectorat, deux ans pour les doyens et une année pour le président du Sénat. Tandis que tes membres du rectorat en sont à la moitié de leur mandat, les quatre doyens des facultés sont nouveaux cette année. Ces personnalités s'imposeront à votre regard jusqu'à la fin de la manifestation et durant deux années encore, à la direction de l'Université. Il est naturel que je vous les présente.

Au premier rang, vous reconnaissez certainement messieurs André Schneider, vice-recteur et professeur de latin, en bleu; Jean Guinand, vice-recteur, professeur de droit, en rouge; Maurice Vuithier, secrétaire général, en civil; Claude Favarger, président du Sénat, professeur de botanique, en vert.

Au deuxième rang, ce sont messieurs les nouveaux doyens: en bleu, pour la Faculté des lettres, M. André Gendre, professeur de littérature française; en vert, pour les sciences, M. André Aeschlimann, professeur de zoologie; en rouge, M. Jean-Pierre Gern, professeur d'histoire des faits économiques et sociaux et de la pensée économique, et en violet, comme il se doit pour la théologie, M. Jean Zumstein, professeur spécialiste du Nouveau Testament. Enfin, avec le bleu des lettres, M. André Allemand, directeur du Séminaire de français moderne.

L'année universitaire 1980-1981 s'est terminée, le 14 octobre, par la pose des perches de gabarit sur le terrain réservé à la construction destinée à la Faculté des lettres. L'avant-projet, qui a reçu l'accord des utilisateurs, est à l'enquête publique. Des sondages vont débuter ce mois, après quoi il faudra établir les plans définitifs. Nous espérons que le premier coup de pioche pourra être donné en automne prochain.

Mesdames et Messieurs,

Nous avons esquissé le bilan de dix années de vie universitaire et résumé l'activité de l'année écoulée; il resterait à porter notre regard sur le futur. Je n'en ferai rien aujourd'hui. Le rectorat attend que les facultés aient élaboré leur plan d'intentions, que le canton, dans le cadre de la nouvelle loi sur les finances, ait établi son plan financier, pour dégager l'orientation future de l'Université, en tenant compte des

besoins et des possibilités du pays. Si je ne fais pas de prévisions aujourd'hui, si je ne présente pas de projets, je fais néanmoins une promesse au nom de l'Université: celle de mériter la confiance qui lui est faite.

Je vous remercie.

E. Jeannet